III. LA VIE FAMILIALE (suite)
A. LES DROITS DES ENFANTS
En 1989, 196 États ont signé un document sur les droits de l’enfant dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Ce document s’appelle la Convention internationale des droits de l’enfant. Cette convention présente les droits fondamentaux des enfants. Elle impose des obligations aux États qui l’ont signée. Elle assure donc la protection des enfants.
C’est le fondement de toute l’action de l’UNICEF, une organisation qui dépend de l’ONU.
Voici quelques droits de l’enfant :
L’égalité (être traité de la même façon que les autres enfants) ;
Avoir un nom, une identité ;
Être soigné, protégé des maladies, avoir une alimentation suffisante et équilibrée ;
Aller à l’école ;
Protection de la vie privée ;
Être protégé contre la violence ;
Être protégé contre l’exploitation ;
Pouvoir s’informer et s’exprimer, être entendu sur les questions qui le concernent ;
Les enfants en situation de handicap ont aussi droit à la même vie que les autres. Ils peuvent par ailleurs bénéficier d’un emploi du temps aménagé.
B. LES OBLIGATIONS PARENTALES
L’article 371-1 du code civil définit l’autorité parentale. Il s’agit d’un ensemble de droits et de devoirs dont l’objectif est de protéger l’intérêt de l’enfant et de favoriser son bien-être.
L’autorité parentale appartient aux parents jusqu’à ce que l’enfant devienne adulte (majorité ou émancipation) pour le protéger, assurer son éducation et permettre son développement dans le respect dû à sa personne (sécurité, santé, vie privée et moralité).
Il n’est pas possible de déshériter en totalité son ou ses enfants et le partage doit être équitable entre tous les membres constituant la fratrie.
En pratique, les parents doivent veiller à la sécurité de l’enfant, surveiller ses relations, ses déplacements, ses communications, son utilisation des réseaux sociaux. Ils ont l’obligation de protéger l’enfant contre, par exemple, le racket, le viol, la prostitution, les addictions, le harcèlement, la violence… Ils doivent également assurer la santé de l’enfant, protéger sa vie privée, son image et garantir son bien-être (alimentation, hébergement, loisirs…).
L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques.
Toutes maltraitances physiques, comme l’excision et les châtiments corporels, sont interdites par la loi car elles portent atteinte à l’intégrité physique et à la dignité de l’enfant.
Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.
